vendredi 26 février 2021

Au bord de la piscine !

Rien de bien neuf et pourtant juste au bord de la piscine on peut encore faire de belles découvertes.

Comme par exemple ce cotonnier qui est très photogénique et purement décoratif.




Puis en levant les yeux pour observer les belles inflorescences qui suivent...


Nous avons pu observer les va et vient de 2 tangaras à bec d'argent venus sûrement chercher pitance pour des oisillons cachés hors de notre vue.





Et pour finir un nid de guêpes, quelques fleurs et une minuscule araignée. Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour découvrir la beauté qui nous entoure.










mercredi 17 février 2021

Drôle d'insecte !

On croit avoir vu des choses étranges et pourtant on arrive à être encore surpris. Sur le carrelage de la piscine trainent quelques brindilles et autres morceaux de bois agglomérés en une forme indéfinissable d'une longueur de 2 cm. Jusque là rien de bien surprenant !

Et puis en y regardant de plus près, cette "chose" bouge pourtant il n'y a pas de vent. Il faut alors se rapprocher jusqu'à toucher l'objet pour clairement apercevoir ce qui ressemble à un ver entrant et sortant régulièrement de cet amas de brindilles. Comme un escargot dans sa coquille.



Je prends ce "coquillage" et l'amène à la maison pour pouvoir l'observer à loisir et surtout le prendre en photo. Ce que j'ai pris pour un ver au début est en fait une chenille, larve d'un futur petit papillon de nuit.




Quelques recherches  sur internet plus tard, je trouve le nom de cet étrange animal, c'est une larve de papillon de la famille des Tineidae, du genre Phereoeca uterella. Bon d'accord c'est un peu compliqué mais difficile de trier toutes les informations cependant apparemment on la connait aussi sous le nom ver de sac du plâtre (plaster bagworm) ou encore porte-valise domestique (household casebearer). Bref il en existe plusieurs sortes et leur point commun est de construire un étui de protection en soie que la larve camoufle ensuite avec d'autres matériaux tels que la terre, le sable voire des déjections d'autres animaux.

C'est vraiment un drôle d'insecte !



samedi 13 février 2021

Dernières découvertes

Aujourd'hui petite sortie sur le sentier Vidal après plus de 5 semaines de sevrage de randonnée forestière. Et bien quelle sortie car en à peine plus d'une heure j'ai trouvé un nouvel oiseau, un nouveau criquet et surtout notre premier serpent liane.

L'oiseau est un joli petit Jacarini noir.



Le criquet se trouvait non loin de là aussi.




Pour le serpent ce fut une belle surprise. Nous marchons tranquillement au milieu du sentier lorsque j'aperçois sur ma gauche à une dizaine de mètres de haut dans un arbre fin "quelque chose" qui tombe. Il y a tellement de choses qui tombent avec le vent que souvent on n'y fait pas plus attention mais à ce moment ce qui chute ressemble plus à une liane fine qu'à une feuille ou une branche. Alors on y prête un peu plus d'intérêt et la fine liane tombe encore une fois pour se retrouver à 2 mètres du sol, quasiment à hauteur de nos yeux à 2 mètres en forêt.

Je suis persuadé que c'est un serpent mais pour l'instant aucun indice plus probant. Grâce à l'appareil photo je peux m'approcher virtuellement et lorsque la netteté se fait dans l'objectif il n'y a plus de doute, c'est bien un serpent et plus précisément un serpent liane. Béatrice peut rentrer heureuse en métropole car elle attendait ce moment depuis bien longtemps avant d'envisager le retour, c'est enfin arrivé.






C'est un serpent qui peut atteindre 150 cm mais absolument inoffensif. D'ailleurs nous sommes restés longtemps à côté sans qu'il manifeste le moindre signe d'agressivité.

Et pour finir un papillon que j'ai déjà dans ma collection mais tellement beau que l'on ne résiste pas à vous le montrer encore. Un magnifique Caligo, dit papillon hibou.





samedi 6 février 2021

Le sentier Caïman

Ne le cherchez pas dans les guides, vous ne le trouverez pas ! Le sentier Caïman est une ancienne piste tracée dans la Montagne de Kaw qui permettait de rejoindre un camp de fouilles minières destiné à analyser le terrain pour décider de l'ouverture ou pas d'un site d'orpaillage.

Nous l'avons trouvé en regardant une carte topographique de la zone de Kaw non loin de l'auberge du camp Caïman. A l'origine il y avait 2 accès à partir de la route séparés d'environ 1 km ce qui permet d'envisager un circuit en boucle. Les entrées étant encore bien marquées on a donc décidé de tenter l'expérience en suivant la carte. Le ,jour J on se gare tranquillement devant le premier accès mais impossible de sortir de la voiture. A peine arrêtés que l'on entend un bourdonnement sourd autour du véhicule et tout de suite des bruits d'impacts sur la carrosserie. On est déjà attaqués par de drôles d'insectes. Fin de la sortie ? Non, comme il y a l'autre accès plus loin on s'y dirige en espérant trouver une zone plus sereine.

Cette fois rien de stressant nous attend, en tout cas au parking. Nous prenons les sacs à dos et nous nous engageons sur un sentier bien large qui semble d'ailleurs fréquenté. C'est plutôt rassurant.

L'analyse de la carte nous permet de savoir que nous allons essentiellement descendre jusqu'au point indiquant la zone de fouilles et vu les courbes de niveau la pente sera de plus en plus raide au fur et à mesure de notre approche. Rapidement des bourdonnements se font entendre et nous ne pouvons que penser immédiatement aux mystérieux insectes qui ont assailli notre véhicule. C'est plutôt pénible mais nous nous rendons compte assez vite qu'il n'y a pas de danger de piqure par contre c'est agaçant. A un point tel que l'on envisage même de faire demi-tour. Heureusement cela cesse ! Décidemment faut-il vraiment poursuivre ? Y aurait-il une malédiction ? Peut-être est-ce pour cela que ce sentier n'est pas dans les guides ? Stop ! on se reprend et on se remet en mode rando zen !

Pas grand chose à voir comme souvent par contre on entend des oiseaux et cela nous réconforte. Une fois de plus on va devoir se rabattre sur le monde du tout petit et comme souvent Béa va faire la première observation.


Alors vous l'avez repéré le gros criquet ? 


Et bien sûr la 2° observation. Encore un criquet ! Et celui là pour le voir je m'y suis repris à plusieurs fois.



Le GPS indique bientôt 5 km et nous semblons avoir atteint le fond de la vallée dessinée sur notre carte, nous devrions atteindre le camp d'ici peu. Rien de particulier pour l'instant, la piste est restée très accessible et par endroit j'ai même cru voir des traces de roues comme celles d'un quad. La forêt reste peu pénétrable puis la végétation change peu à peu et nous finissons par atteindre une zone déboisée. Nous venons d'atteindre le Camp Caïman. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons avec surprise des centaines de petits coffrets allongés, numérotés et bien rangés sous des abris en bon état. 


Toutes ces petites boîtes renferment des "carottes" de minerai. Il s'agit vraiment du site d'une grande société canadienne d'exploitation minière qui dans les années 1990 avait obtenu une autorisation d'exploitation pour des analyses du sous-sol. Mais voilà, le Grenelle de l'environnement est passé par là  et après bien des tergiversations de l'Etat la zone de Kaw a été finalement "classée" et plus aucune exploitation industrielle ne pourra s'y implanter. Ce n'est que partie remise pour cette société puisqu'aujourd'hui des nouveaux dossiers sont instruits le long de la RN 2 non loin de Régina. C'est la recherche du difficile équilibre entre développement économique et environnement. En effectuant quelques recherches j'ai ainsi découvert  que près de 140 km de forage ont été réalisés pour expertiser environ 1800 carottages. Nous sommes au cœur d'une ancienne zone minière.


Nous reprenons des forces car nous sommes exactement à mi-chemin et nous allons devoir tout remonter. Nous cherchons la sortie opposée du camp pour poursuivre notre boucle et trouvons rapidement un pont particulièrement délabré mais incontournable pour franchir une crique. On s'y aventure un peu mais il faut se rendre à l'évidence, il n'est plus utilisé depuis longtemps et de plus je perds le sentier en atteignant le bout du fragile édifice. La végétation a repris ses droits et à part se frayer un chemin au sabre, nous ne reviendrons pas par là. 
Demi-tour. Nous connaissons désormais le parcours et savons que notre allure sera "piano" car les 4 prochains km seront une longue ascension. L'avantage de marcher lentement dans une pente c'est que notre regard se porte essentiellement sur ce qui se passe juste devant nos pieds et alors que le criquet était le héros à l'aller les grenouilles vont prendre le relai au retour.





Et pour conclure cette belle randonnée rien de tel qu'un joli grillon.

Pour finir nous aurons parcouru près de 12 km en un peu plus de 3 heures avec 400 m de dénivelée.





vendredi 5 février 2021

Sinnamary en saison des pluies

En saison des pluies, il n'est pas aisé de trouver une activité extérieure sans prendre le risque d'être irrémédiablement trempé pour la journée entière. Cependant avec 8 mois sur 12 sous ce régime équatorial il est hors de question de rester en permanence à couvert !

Prenons donc la direction de Sinnamary pour faire notre sortie pirogue à l'aube, dès 5 h 30 du matin, pour tenter d'apercevoir les nuées d'ibis rouges qui traversent l'estuaire du fleuve pour rejoindre leurs lieux de subsistances avant de revenir le soir au dortoir. Pour faciliter notre levée nous avons donc dormi en hamac chez notre piroguier qui nous a aimablement accueilli chez lui, moyennant quelques euros. 

Nous sommes donc arrivés la veille aussi nous en avons profité pour refaire le sentier des Pri-Pri de Yiyi qui était gorgé d'eau bien entendu. Nous avons bien pataugé mais une fois encore nous avons pu profiter du décor ambiant et apercevoir quelques petites merveilles de la nature comme les libellules, la sauterelle verte ou le papillon chinois vert.






Mais aussi des volatiles plus gros comme cette magnifique femelle de Jacana noir ou ce cormoran fidèle à son poste d'observation.



Retour chez Joseph pour se changer puis petit restaurant sympa à l'entrée de Sinnamary avant une nuit en hamac un peu mouvementé. Nous sommes restés au sec sous la véranda extérieure mais il y a eu beaucoup de vent et le bruit de la pluie nous a bien bercé. Réveil 5 h, petit café et direction le ponton de Sinnamary pour y retrouver Joseph qui a mis la pirogue à l'eau.

Le temps est clément avec nous et nous filons à bonne allure vers l'embouchure du fleuve. Le soleil va bientôt se lever et les premiers ibis font leur apparition. Encore 15 minutes et nous atteignons la mer entre eau douce et eau salée. Maintenant le ballet vient de démarrer. Ceux sont des quantités importantes d'oiseaux qui passent au-dessus de notre tête. Ibis rouges, ibis bleus pour les plus jeunes, grandes aigrettes et aigrettes blanches et pour la première fois nous apercevons des spatules roses. Le spectacle est au rendez-vous. A vous d'en profiter...







On en a pris plein les yeux et vous ? Maintenant On remonte le fleuve non sans avoir pris un ti ponch matinale et découvert un phénomène exceptionnel. Joseph me propose de me baigner mais il faut avouer que la couleur de l'eau n'est pas très attirante mais après tout un peu de fraîcheur ne peut pas faire de mal et il me dit que je peux me contenter d'un bain de jambes vu la profondeur. Quel blagueur, nous sommes au moins à 200 mètres de la berge la plus proche et encore loin du bourg de Sinnamary. Je me lance en descendant prudemment le long de la pirogue et je m'attends à mouiller le short lorsque... je touche le fond, un fond vaseux mais suffisamment dense pour ne pas m'enfoncer brutalement. Incroyable ! et tout le fleuve est comme çà ! Il faut vraiment le faire pour le croire alors rien de mieux qu'une photo ! Et sans trucage !